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Protestation du Centre Simon Wiesenthal auprès du Premier ministre grec contre l'épidémie de graffitis antisémites et racistes le long de l'autoroute d'Athènes

Paris, le 22 décembre 2004

Le Centre Simon Wiesenthal Centre s'est dit scandalisé par l'avalanche de graffitis racistes qui défigurent les ponts et le domaine public tout au long des 70 kilomètres de l'autoroute Athènes-Tripolis.

Dans une lettre au Premier ministre grec, M. Kostas Karamanlis, le directeur pour les relations internationales du Centre Wiesenthal, M. Shimon Samuels a fait observé que " les banlieusards concernés par cette section la plus chargée du trafic ont remarqué depuis leur première apparition après les Olympiades ces slogans contre les étrangers, les Juifs, les Turcs et les Albanais ('exoi xenoi, evrioi, turkoi, albanoi' : dehors les étrangers, les Juifs, les Turcs, les Albanais)."

Cependant, depuis des mois, poursuit M. Samuels, "les Autorités ont répondu à cette épidémie de haine par un silence assourdissant."

La lettre souligne que : " A la demande de notre Centre, nous avons été heureux d'apprendre que la Grèce a enfin posé sa candidature au Groupe international pour la coopération sur l'enseignement, le souvenir et la recherche sur la Shoah."

M. Samuels suggère de plus que: " Pour que ce geste prenne pleine signification, votre Gouvernement se doit de condamner promptement et franchement ce fléau de croix gammées et autres symboles nazis qui visent des minorités et qui trônent en bonne place sur des constructions publiques grecques. Outre une enquête approfondie et la sanction des coupables, la commémoration du Jour de l'Holocauste du 27 janvier qui vient d'être instituée pourrait être l'occasion d'un réel exercice pédagogique."

Le Centre a proposé de manière spécifique que : " à cette occasion, les lycéens d'Athènes et des villes limitrophes de cette autoroute, ainsi que leurs maîtres, témoignent de leur solidarité avec les victimes du racisme en enlevant de manière solennelle ces inscriptions injurieuses."

M. Samuels de conclure: " L'enseignement de la Shoah risque d'être vain s'il n'est pas appliqué au sectarisme contemporain."

Pour plus d'informations et photos des graffitis, veuillez contacter M. Samuels au +33 6 09770158.

 

 

 

 

 

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